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Elisabeth, Hubmann, orgue
Giulio, Tosti, orgue
Michele, del Prete, dispositif électronique
SOUND REBELLION
Biographie
Le collectif international Sound Rebellion s’intéresse à l’éphémère, que ce soit dans la présence de lieux sacrés ou dans le son. Composé de trois organistes et d’un musicien électronique, il organise des événements sonores : des performances in situ de musique improvisée et conceptualisée avec des orgues à tuyaux et des instruments électroniques en direct. Il promeut de nouvelles façons de produire du son à l’orgue grâce à des techniques étendues et explore de nouvelles relations entre les orgues et d’autres arts, lieux, objets et interfaces. Dans leurs dernières performances, ils ont exploré les possibilités sonores de la Kunststation St. Peter Köln, de l’Oudekerk Amsterdam et de l’Église Sacré-Cœur-de-Jésus à Montréal. Ils collaborent fréquemment avec d’autres artistes tels que le percussionniste de jazz Aurel Violas ou l’organiste Maria Gajraj.
Le collectif est composé d’Elisabeth Hubmann (AUT-FR), Giulio Tosti (IT-FR), Michele Del Prete (IT) et Adrian Foster (CA) – trois organistes et un musicien électronique, qui improvisent ensemble et transforment les questions sociopolitiques et les expériences humaines à travers le son. Le collectif a été fondé en juin 2022 à la suite du symposium « New music ecologies » à l’Orgelpark Amsterdam. L’objectif de Sound Rebellion n’est pas seulement d’atteindre les personnes intéressées par la musique improvisée et expérimentale, mais aussi celles qui s’intéressent à la musique électronique, aux orgues à tuyaux, à la création artistique engagée et aux combinaisons sonores innovantes.
Les thèmes du collectif tournent autour des personnes et des activités rebelles. Sound Rebellion propose des concerts thématiques qui intègrent des thèmes sociopolitiques et environnementaux pertinents. Une performance de Sound Rebellion peut être consacrée à un sujet spécifique (par exemple, les catastrophes environnementales, les problèmes énergétiques) et conçue comme un événement musical explorant la création, le chaos provoqué par l’homme et la fin de la terre colonisée par l’homme : naissant du néant, la nature jaillit, les humains apparaissent sur scène, l’équilibre naturel vacille et une alarme retentit, s’évanouissant en sons indéfinissables.
Le collectif promeut de nouvelles façons de produire des sons à l’orgue (avec un souffle réduit ou des soupapes à demi obstruées, des masses sonores). L’orgue prend un rôle complètement nouveau en tant qu’instrument – ni sacré ni profane, mais plutôt comme médiateur. Michele Del Prete mélange ses échantillons sonores avec les improvisations collectives des trois organistes (Elisabeth Hubmann, Giulio Tosti, Adrian Foster), qui improvisent sur plusieurs grands orgues à tuyaux (dans des églises ou des salles de concert) ou parfois sur des instruments portables. La rencontre entre les nouveaux médias et les sons d’orgue non conventionnels peut ainsi se traduire en une musique complexe et entremêlée.